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Wassila Meddas, la compagne de Matthieu Pigasse, affiche un train de vie millionnaire : une provocation pour les contribuables français ?

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-09-24

Sur Instagram, Wassila Meddas, compagne du magnat des médias Matthieu Pigasse, expose sans complexe un quotidien fait de yachts, de villas et de voyages en jet privé. Un contraste saisissant avec le discours de gauche que son compagnon porte dans les colonnes du Monde et de Mediapart.

La scène se passe sur le compte Instagram de Wassila Meddas, suivi par des milliers de curieux. En juillet dernier, elle publie une photo d’elle sur le pont d’un yacht amarré à Saint-Tropez, un verre de champagne à la main. La légende : « Merci la vie. » Deux semaines plus tard, c’est une vidéo de son atterrissage en jet privé à Nice, avec vue sur la baie. Le tout arrosé de hashtags comme #luxury et #blessed. Rien d’illégal, certes, mais difficile de ne pas y voir une provocation quand on connaît le pedigree de son conjoint.

Matthieu Pigasse n’est pas un inconnu. Ancien banquier d’affaires chez Lazard, il est aujourd’hui actionnaire majoritaire du groupe Le Monde, copropriétaire de Mediapart et investisseur dans plusieurs médias français. Dans ses éditoriaux et ses prises de parole publiques, il défend régulièrement une ligne éditoriale de gauche : augmentation des impôts sur les plus riches, nationalisations partielles, critique du capitalisme débridé. En 2022, il signe une tribune dans Le Monde appelant à « taxer les superprofits » et à « redistribuer les richesses ». Or, pendant ce temps, sa compagne affiche un mode de vie qui ferait pâlir un cheikh du Qatar.

Le décalage n’est pas passé inaperçu. Sur les réseaux sociaux, les captures d’écran des publications de Meddas circulent, accompagnées de commentaires acerbes. « Quand on prêche la vertu fiscale, on ne s’affiche pas en jet privé », écrit un internaute. Un autre rappelle que le taux marginal de l’impôt sur le revenu en France atteint 45 %, sans compter l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) et les cotisations sociales. Pourquoi un défenseur de la fiscalité punitive ne vit-il pas lui-même selon les principes qu’il défend ? La question gêne jusqu’au sein de la gauche.

Pourquoi cela importe ? Parce que ce n’est pas un simple fait divers people. C’est un révélateur du double discours qui gangrène une partie de l’élite française. D’un côté, on exige des sacrifices des classes moyennes et populaires, que l’on taxe toujours davantage pour financer des services publics souvent inefficaces. De l’autre, on s’offre des vacances à 50 000 euros sans sourciller. Le contribuable français, qui paie près de 46 % de son revenu en prélèvements obligatoires (selon les données 2023 de l’OCDE), peut légitimement se demander à quoi sert cet argent quand les grands patrons de médias de gauche vivent comme des monarques.

L’analyse FORTIS : ce phénomène illustre parfaitement l’échec du modèle redistributif à la française. L’État prélève des sommes colossales, mais les inégalités de consommation ostentatoire persistent – voire s’accentuent. Pourquoi ? Parce que le système fiscal, alourdi à l’extrême, pousse les plus riches à contourner l’impôt via des sociétés offshore, des montages juridiques ou simplement en profitant de niches. Ce n’est pas en augmentant les taux qu’on réduira les écarts, mais en simplifiant la fiscalité, en baissant les impôts pour tous et en limitant les dépenses publiques inefficaces. Le cas Pigasse-Meddas montre que même ceux qui prêchent la justice sociale ne sont pas prêts à renoncer à leur propre confort. Une hypocrisie qui discrédite leur discours aux yeux des Français.

Contrepoint : certains diront que Wassila Meddas a le droit de dépenser son argent comme elle l’entend, d’autant que Matthieu Pigasse a bâti sa fortune par son travail dans la finance et les médias. Rien dans la loi n’interdit de vivre dans le luxe. Mais le problème n’est pas juridique : il est politique et moral. Lorsqu’un homme dont les médias réclament chaque jour plus d’impôts pour les « riches » s’affiche avec une compagne qui claque des fortunes en voyages et en yachts, il envoie un message désastreux. Il donne l’impression que la gauche de gouvernement ne croit pas elle-même à ses propres réformes, et que la « solidarité » ne vaut que pour les autres. Cela nourrit la défiance envers les institutions et les élites, un terreau fertile pour les populismes de tous bords.

Enfin, rappelons que Matthieu Pigasse n’est pas le seul dans ce cas. Plusieurs figures de la gauche médiatique française ont été épinglées pour leur train de vie : propriétés secondaires, clubs privés, voyages en première classe. Mais le cas Meddas est particulièrement frappant par l’exhibition quasi quotidienne sur Instagram. À l’heure où le gouvernement français annonce un nouveau plan d’austérité et où le coût de la vie explose, cette opulence affichée est une gifle pour des millions de Français qui peinent à joindre les deux bouts. Le FORTIS NEWS ne juge pas les choix personnels, mais il constate les faits : le système fiscal français, déjà l’un des plus lourds au monde, ne parvient ni à réduire les inégalités réelles ni à empêcher l’étalage de richesses. La solution n’est pas de taxer encore plus, mais de réduire l’État et de libérer l’économie. Alors seulement, la prospérité profitera à tous, sans besoin de double discours.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.