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Economia

Trump dément avoir proposé à l’Iran une levée des sanctions ou un dégel de fonds pour la France

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-09-28

L’ancien président américain rejette catégoriquement les informations selon lesquelles il aurait offert à Téhéran un allègement des sanctions en échange d’une médiation française sur le dossier nucléaire. Les marchés restent en alerte.

**Lead**

Donald Trump a démenti ce lundi avoir proposé à l’Iran une levée des sanctions économiques ou un dégel de fonds iraniens gelés à l’étranger, destinés – selon des rumeurs persistantes – à faciliter une médiation française dans le dossier nucléaire. Dans un message cinglant sur son réseau Truth Social, l’ancien président a qualifié ces allégations de « fake news totales », ajoutant qu’il n’a « jamais envisagé de donner un centime à l’Iran, ni pour la France ni pour personne d’autre ». Cette mise au point intervient alors que les marchés pétroliers et les Bourses européennes oscillent entre espoir de détente et crainte d’un nouveau durcissement des sanctions américaines.

**Contexto**

Les rumeurs, apparues dans plusieurs médias internationaux ces derniers jours, évoquaient des négociations secrètes entre Washington, Paris et Téhéran. Selon ces informations non confirmées, Trump aurait été prêt à lever une partie des sanctions unilatérales imposées depuis 2018 – notamment sur les exportations de pétrole iranien – et à débloquer plusieurs milliards de dollars d’avoirs iraniens gelés dans des banques européennes. En contrepartie, la France aurait garanti que l’Iran réduise ses activités d’enrichissement d’uranium au niveau convenu dans le Plan d’action global conjoint (JCPOA), accord dont Washington s’est retiré en 2018 sous la première présidence Trump.

La France, par la voix de son président Emmanuel Macron, a toujours plaidé pour une approche diplomatique et économique mêlant fermeté sur le nucléaire et assouplissement progressif des sanctions. Paris avait déjà tenté, en 2019, de mettre en place un mécanisme de paiement (INSTEX) pour contourner les sanctions américaines et permettre des échanges humanitaires avec l’Iran. Un éventuel accord avec Trump aurait donc représenté un revirement stratégique majeur, tant pour Washington que pour les Européens.

Toutefois, les relations entre Trump et Macron ont été marquées par des tensions récurrentes, notamment sur le dossier iranien. L’ancien président américain n’a jamais caché son mépris pour l’accord nucléaire de 2015, qu’il jugeait « le pire deal de l’histoire ». Un rapprochement soudain sur une levée de sanctions aurait surpris même les observateurs les plus optimistes. Le démenti de Trump, aussi catégorique que prévisible, vient donc refermer – provisoirement – la fenêtre d’une possible détente.

**Analise**

Ce démenti a des implications économiques immédiates. Sur le marché pétrolier, les cours du brut ont légèrement reculé après les déclarations de Trump, les investisseurs intégrant le maintien des restrictions sur les exportations iraniennes. L’Iran possède l’une des réserves d’hydrocarbures les plus importantes au monde, et une levée des sanctions aurait pu augmenter l’offre mondiale de pétrole de près d’un million de barils par jour, faisant baisser les prix à un moment où l’inflation énergétique préoccupe les banques centrales. La France, particulièrement exposée aux fluctuations des prix du gaz et du pétrole, aurait bénéficié d’un tel scénario, mais le démenti de Trump éloigne cette perspective.

Par ailleurs, la question des fonds gelés iraniens – estimés à plusieurs dizaines de milliards de dollars, principalement en Corée du Sud, au Japon et dans des comptes européens – reste un enjeu central pour la diplomatie française. Paris avait espéré, par une médiation, obtenir des garanties sur le programme nucléaire tout en redonnant à l’Iran un accès à ses liquidités pour financer des importations de biens de première nécessité. Le dégel de ces fonds aurait également soulagé la balance commerciale iranienne et freiné la dépréciation du rial. Mais sans le feu vert de Washington, ces fonds restent bloqués, ce qui pèse sur l’économie iranienne et, indirectement, sur les échanges commerciaux avec l’Europe.

D’un point de vue géoéconomique, cette polémique révèle la fragilité des canaux de communication entre les grandes puissances. Alors que les négociations sur le nucléaire iranien sont au point mort, chaque information – vraie ou fausse – suffit à agiter les marchés. Les traders et les investisseurs doivent désormais intégrer un scénario de statu quo, avec des sanctions maintenues, une production iranienne sous plafond et une inflation mondiale qui peine à redescendre. La France, qui cherche à diversifier ses approvisionnements énergétiques après la guerre en Ukraine, devra poursuivre ses efforts sans compter sur une ouverture iranienne à court terme.

**Fontes**

Cet article s’appuie sur les déclarations publiques de Donald Trump via son compte Truth Social, sur les dépêches d’agences de presse internationales (Associated Press, Reuters, AFP) ayant relayé le démenti, ainsi que sur les positions officielles du gouvernement français exprimées lors de précédentes conférences de presse. Aucune source interne au FORTIS NEWS n’a été utilisée.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.