**Lead**
La majorité des députés du groupe communiste (GDR) à l’Assemblée nationale a annoncé, ce mercredi 5 novembre 2026, son soutien à la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2027. Cette déclaration intervient dans le cadre d’un direct politique où les élus ont pris position en faveur du leader de La France insoumise, marquant une étape importante dans la recomposition de l’union des gauches. Selon les informations recueillies auprès des rédactions parlementaires, le ralliement a été acté à une large majorité lors d’une réunion interne du groupe, bien que des nuances persistent parmi certains membres.
**Contexto**
Le groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (GDR), qui compte une vingtaine de députés, est historiquement proche du Parti communiste français (PCF). Depuis la dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 et les élections législatives anticipées, les relations entre le PCF et La France insoumise se sont intensifiées dans le cadre de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), puis du Nouveau Front populaire (NFP). Jean-Luc Mélenchon, figure centrale de la gauche radicale, a déjà été candidat à trois reprises (2012, 2017, 2022) et se prépare pour un quatrième scrutin. En 2022, il avait manqué de peu l’accession au second tour, recueillant près de 22 % des voix. Le soutien des communistes, bien que non unanime, lui offre une assise parlementaire supplémentaire et un ancrage territorial dans des bastions ouvriers et ruraux.
Ce mercredi, le groupe GDR a précisé que la décision n’engageait que les députés et non l’ensemble du parti communiste. Le PCF, dirigé par Fabien Roussel, n’a pas encore officialisé sa position pour 2027, certains cadres exprimant des réserves stratégiques sur une candidature unique. Néanmoins, les élus communistes estiment que Mélenchon est le mieux placé pour rassembler les forces de gauche face à une droite et une extrême droite qui restent puissantes dans les sondages. Aucun chiffre précis n’a été divulgué, mais les observateurs notent que la dynamique des alliances est cruciale à moins d’un an du premier tour.
**Analise**
Ce ralliement intervient dans un contexte politique tendu. La majorité présidentielle sortante, affaiblie par des scandales répétés, voit sa cote de popularité décliner, tandis que le Rassemblement national continue de progresser dans les intentions de vote. Pour Jean-Luc Mélenchon, l’obtention du soutien du groupe communiste constitue un signal fort : il démontre sa capacité à fédérer au-delà de son propre mouvement. À l’inverse, les dissensions internes à gauche, notamment avec les socialistes et les écologistes, compliquent la construction d’une candidature unique. Le Parti socialiste, dirigé par Olivier Faure, tarde à se prononcer, tandis qu’Europe Écologie Les Verts n’a pas encore désigné son champion. Dans ce jeu d’alliances, le geste des communistes pourrait faire boule de neige, incitant d’autres formations à se ranger derrière Mélenchon pour éviter une dispersion des voix au premier tour.
L’enjeu dépasse le simple jeu partisan. La présidentielle de 2027 se profile comme un scrutin décisif pour l’avenir des institutions françaises. Une gauche unie derrière un candidat commun aurait davantage de poids face à un duel annoncé avec Marine Le Pen. Cependant, les critiques ne manquent pas : certains analystes soulignent que la ligne politique de Mélenchon, jugée trop radicale par une partie de l’électorat, pourrait limiter son potentiel de rassemblement. Le fait que la majorité du groupe communiste le soutienne ne garantit pas une adhésion massive des électeurs communistes, qui sont souvent attachés à une identité propre et à des figures locales. La suite dépendra des négociations programmatiques, notamment sur les questions économiques et sociales, où les positions du PCF et de LFI peuvent diverger, notamment concernant la propriété des moyens de production ou le rôle de l’État.
**Fontes**
Les informations contenues dans cet article sont issues des déclarations publiques du groupe communiste (GDR) à l’Assemblée nationale, relayées par les dépêches de l’Agence France-Presse (AFP) et les médias français (France Info, Le Monde, Libération). Aucune source interne au FORTIS NEWS n’a été utilisée.
Por Renan Filho · 2026-11-05