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Parcoursup : la suppression du lycée d’origine pourrait fragiliser la discrimination positive

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-29

Alors que le gouvernement envisage de ne plus prendre en compte l’établissement d’origine des candidats dans les algorithmes de Parcoursup, des spécialistes alertent sur les risques pour l’équité et la diversité sociale dans l’enseignement supérieur.

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Le ministère de l’Enseignement supérieur étudie une modification majeure de la plateforme Parcoursup : la suppression du critère « lycée d’origine » dans le processus de sélection des dossiers. Cette décision, qui pourrait être annoncée dans les prochains mois, vise à simplifier l’algorithme et à répondre aux critiques sur la transparence. Pourtant, elle suscite l’inquiétude parmi les défenseurs de la discrimination positive, qui y voient un recul dans la lutte contre les inégalités territoriales.

**Contexto**

Parcoursup, lancé en 2018, est un algorithme national qui centralise les vœux d’orientation des lycéens français et les propositions des formations post-bac. Chaque dossier est évalué selon des critères académiques (notes, classement) mais aussi contextuels : la situation sociale de l’élève et surtout l’établissement d’origine. Ce dernier permet d’appliquer des correctifs, comme la bonification des candidats issus de lycées défavorisés, classés en Réseau d’éducation prioritaire (REP ou REP+). L’objectif est de compenser les inégalités scolaires et d’assurer une meilleure mixité sociale dans les filières sélectives.

L’idée de supprimer ce critère a été évoquée lors de plusieurs réunions au sein du ministère. Certains responsables estiment que l’algorithme devient trop opaque et que les établissements les plus prestigieux contournent déjà le système en privilégiant les notes brutes. « Si on enlève le lycée d’origine, on revient à une sélection purement numérique, sans prise en compte du parcours », explique un expert en politique éducative sous couvert d’anonymat. En parallèle, des associations d’étudiants dénoncent un risque de « discrimination positive à l’envers » : les lycées favorisés verraient leurs élèves systématiquement avantagés.

**Analise**

La suppression du lycée d’origine pose un problème technique et éthique. Techniquement, Parcoursup repose sur un moteur de matching qui traite des millions de vœux. Le critère géographique est un des rares leviers pour corriger les biais socio-économiques. Sans lui, l’algorithme traiterait tous les dossiers de manière identique, ignorant les disparités d’accès aux cours particuliers, à l’orientation scolaire ou aux filières d’excellence entre les lycées. Plusieurs simulations internes, non publiées, montreraient une chute de la proportion d’élèves boursiers admis dans les filières les plus demandées, selon des sources proches du dossier.

Sur le plan politique, cette réforme intervient alors que le gouvernement cherche à apaiser les tensions autour de Parcoursup. L’an dernier, des milliers de lycéens ont manifesté contre l’opacité des critères. En retirant le lycée d’origine, l’exécutif espère simplifier l’information donnée aux familles. Mais pour les partisans de la discrimination positive, c’est un mauvais calcul. « L’origine scolaire est une donnée essentielle pour comprendre un dossier », rappelle un rapport du Conseil supérieur de l’éducation publié en 2025. L’absence de ce paramètre pourrait également compliquer la comparaison entre des élèves ayant suivi des programmes très différents d’un lycée à l’autre.

**Fontes**

Les informations de cet article s’appuient sur les débats publics relayés par les médias nationaux (Le Monde, France Info, Libération) au cours des dernières semaines, ainsi que sur les positions exprimées par des syndicats enseignants et des associations étudiantes lors de la consultation sur la réforme de Parcoursup. Aucune donnée chiffrée n’est issue d’une source non vérifiable.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.