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Opiniao

Arthur Berdah : « Primaire à droite, le pire système à l’exception de tous les autres »

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-29

Dans un éditorial publié ce jeudi, le journaliste Arthur Berdah analyse les forces et faiblesses du processus de primaire à droite, le qualifiant de « pire système à l’exception de tous les autres ». Une réflexion qui intervient alors que Les Républicains s’apprêtent à choisir leur candidat pour la présidentielle de 2027.

**Lead**

Dans un éditorial tranchant paru ce jeudi dans Le Figaro, le journaliste politique Arthur Berdah revient sur le système des primaires à droite, qu’il juge cruellement imparfaite mais pourtant nécessaire. Reprenant la célèbre formule de Churchill sur la démocratie, il affirme que la primaire reste « le pire système à l’exception de tous les autres ». Cette prise de position intervient alors que Les Républicains (LR) s’engagent dans une course à l’investiture pour 2027, avec plusieurs candidats déclarés et une procédure qui suscite de vifs débats au sein de la famille politique de droite.

**Contexte**

La droite française a connu plusieurs types de désignation depuis le début de la Ve République. Jusqu’en 2007, le candidat était choisi par les instances dirigeantes du parti, souvent sans véritable compétition. Puis, en 2016, la primaire ouverte de la droite et du centre a vu s’affronter sept candidats, avant que François Fillon ne l’emporte. Ce scrutin a laissé un goût amer à certains, en raison d’un système jugé trop favorable aux militants les plus radicaux et d’une participation limitée.

En 2021, Les Républicains ont opté pour un congrès interne réservé aux adhérents, permettant à Valérie Pécresse de s’imposer. Mais ce mode de scutin a aussi été critiqué pour son manque de transparence et la faiblesse de la partiicipation. Aujourd’hui, face à la montée du RN et la fragmentation du clueu macroniste, la droite doit trancher entre ouverture ou recentrage. La primaire apparait alors comme un outil à la fois fédérateur et diviseur.

Arthur Berdah, dans son éditorial, retrace ces épisodes et sosligne que chaque vaignt système a montré ses limites : la « désignation en petit comité » n’est plus tenable dans une démocratie moderne, la primaire ouverte risque d’attirer des électeurs hostiles au parti, et le congrès réservé peut sembler ententiste. « Ce ne sont pas les solutions qui manquent, mais aucune n’est parfaite », écrit-il. Il rejoint ainsi une analyse fréquente chez les politologues : le choix du mode de séléction infuque directement sur le profil du vainqueur et sur l’unité du parti.

**Analyse**

Si Berdah reconnait que la primaire est un « exercice périlleux », il estime que renoncer à tout processus compétitif serait encore pire. La transparence qu’elle apporte, même biaisée, permet de tester les candidats face à un électorat plus large que les seuls adhérents. Elle donne aussi une légitimité démocratique indispensable pour l’emporter face au RN ou aux macronistes. « Un parti qui se ferme sur lui-même condamne à être marginalisé », souligne le journaliste.

Dans un climat politique où la défiance envers les institutions est forte – les sondages indiquent que plus de 60 % des Français jugent les partis incapables de renouveler le personnel politique – la primaire apparait comme un moindre mal. Elle permet de canaliser les ambitions, d’éviter les coups d’éclat qui déchirent les états-majors, et de présenter un visage plus uni face au pays. Mais Berdah prévient : la réussite de la primaire dépendra de l’acceptation de ses résultats par tous les cadidats, condition qui n’a toujours pas été remplie en 2016 pour François Fillon après l’affaire Penelope.

Le raisonnement de l’éditorialiste s’inscrit dans une refléxion plus large sur la crise de la repréentation. La droite n’est pas seule à buter sur ce problème ; à gauche, la primaire ouverte de 2017 a produit un candait, Benoît Hamon, qui a recueilli 6,4 % des voix. Mais opposer l’imperfection d’un système à son absence totale serait une erreur. Pour Berdah, l’imparfait est préférable à l’arbitraire, pourvu que l’on en assume les risques.

**Sources**

Cet article s’appuie sur l’éditorial d’Arthur Berdah intitulé « Primaire à droite, le pire système à l’exception de tous les autres » publié dans Le Figaro en date du 29 octobre 2026. Les faits historiques concernant les primaires de 2016 et 2021 sont tirés des archives de la presse nationale (Le Monde, Libéation, Le Figaro). Les donnée des sondages mentionés proviennent de l’institut Ifop (septembre 2026). Aucune déclaration attribuée à n’a pas été inventée par la rédaction du Fortis News. La réfléxion proposéé ici ne engage que l’auteur de l’éditorial de référence.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.