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Internacional

Netanyahu répond à Obama : « Le peuple juif n’est pas un occupant étranger sur la terre de nos ancêtres »

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-17

Le Premier ministre israélien a vivement réagi aux récentes déclarations de l’ancien président américain Barack Obama sur la politique de colonisation en Cisjordanie, réaffirmant la légitimité historique et biblique de la présence juive en Judée-Samarie.

**Lead**

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a répondu de manière cinglante aux propos tenus par l’ancien président américain Barack Obama, qui avait critiqué la politique de colonisation israélienne en Cisjordanie. Dans une déclaration officielle diffusée jeudi, Netanyahou a affirmé que « le peuple juif n’est pas un occupant étranger sur la terre de nos ancêtres », rejetant catégoriquement l’idée que les implantations israéliennes constituent une occupation illégale. Cette réponse intervient alors que les relations entre Israël et l’administration Biden restent marquées par des divergences profondes sur le dossier palestinien.

**Context**

Les tensions entre Benyamin Netanyahou et Barack Obama ne sont pas nouvelles. Pendant les huit années de la présidence Obama, les deux hommes ont souvent affiché leurs désaccords, notamment sur la question nucléaire iranienne et le conflit israélo-palestinien. Obama avait notamment soutenu la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies en 2016, qui condamnait les colonies israéliennes comme une violation du droit international. Cette position avait suscité une vive colère à Jérusalem, le gouvernement de l’époque ayant dénoncé un « coup de poignard dans le dos ».

Les récentes déclarations d’Obama, prononcées lors d’une conférence sur la paix au Moyen-Orient, relancent ce vieux contentieux. L’ancien président américain a rappelé que l’administration Biden considère les colonies comme un obstacle à la solution à deux États, et a appelé Israël à cesser toute activité d’implantation. En réponse, Netanyahou a choisi de mettre en avant l’argument historique et religieux, affirmant que la Judée-Samarie — nom biblique de la Cisjordanie — fait partie du patrimoine ancestral du peuple juif. Il a également rappelé que le gouvernement israélien actuel a donné son feu vert à la construction de milliers de nouveaux logements dans les colonies, malgré les critiques internationales.

Cette passe d’armes s’inscrit dans un contexte plus large de tensions entre Israël et une partie de la communauté internationale. Plusieurs pays européens ont récemment renforcé leurs positions en faveur d’un embargo sur les produits des colonies, tandis que la Cour pénale internationale examine une plainte palestinienne pour crimes de guerre liés à la colonisation. Netanyahou, quant à lui, cherche à consolider sa base politique intérieure en durcissant le ton face à ce qu’il perçoit comme une pression étrangère injuste.

**Analyse**

La réponse de Netanyahou ne devrait pas surprendre les observateurs. Le Premier ministre israélien a toujours utilisé un discours mêlant références historiques, religieuses et sécuritaires pour justifier la politique de colonisation. En reprenant l’argument biblique, il s’adresse non seulement à son électorat nationaliste religieux, mais aussi à la droite israélienne dans son ensemble. Cette stratégie vise à déplacer le débat du terrain juridique (le droit international) vers le terrain identitaire (le lien millénaire du peuple juif avec la terre). Pour Netanyahou, toute remise en cause de la légitimité des colonies équivaut à une remise en cause de l’existence même de l’État juif.

Sur le plan diplomatique, cet échange pourrait encore compliquer les relations entre Jérusalem et Washington. Bien que l’administration Biden ait adopté un ton plus conciliant que celle d’Obama, elle n’a pas fondamentalement changé sa position sur les colonies. La réponse incendiaire de Netanyahou risque de raviver les tensions transatlantiques et de donner des armes aux critiques démocrates aux États-Unis, qui appellent à conditionner l’aide militaire à Israël. Par ailleurs, cette déclaration pourrait affaiblir les efforts de médiation américaine pour relancer le processus de paix, alors que les Palestiniens continuent de dénoncer un « apartheid » israélien.

Au-delà du face-à-face personnel entre les deux hommes, ce débat révèle un clivage plus profond sur la nature même du conflit israélo-palestinien. Pour Netanyahou et la droite israélienne, il ne s’agit pas d’une occupation étrangère, mais d’un retour sur une terre historiquement juive. Pour Obama et une grande partie de la communauté internationale, il s’agit au contraire d’une occupation illégale qui viole le droit humanitaire international. Cette divergence fondamentale rend toute perspective de solution à deux États de plus en plus lointaine. Les prochains mois diront si les déclarations de Netanyahou resteront un simple épisode rhétorique ou si elles marqueront un nouveau durcissement de la politique israélienne.

**Fontes**

Cet article est basé sur des informations publiques et des déclarations officielles diffusées par le bureau du Premier ministre israélien, les archives de la présidence américaine et des dépêches d’agences de presse internationales (AFP, Reuters, AP) rapportant les propos des deux dirigeants. Les détails historiques et juridiques sont issus de sources diplomatiques et de documents des Nations unies accessibles au public.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.