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Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a répondu ce jeudi aux critiques formulées par l'ancien président américain Barack Obama en déclarant : « Le peuple juif n'est pas un occupant étranger sur la terre de nos ancêtres ». Cette déclaration, publiée par le bureau du Premier ministre, intervient après une série d'échanges tendus entre les deux dirigeants sur la politique israélienne dans les territoires disputés. La réponse de Netanyahou, fermement ancrée dans la mémoire historique juive, marque un nouveau chapitre dans les relations déjà complexes entre Israël et l'ancienne administration Obama.
**Contexte**
Les relations entre Benyamin Netanyahou et Barack Obama n'ont jamais été simples. Durant les deux mandats d'Obama (2009-2017), les désaccords étaient fréquents, notamment sur la question des colonies israéliennes en Cisjordanie et sur l'accord nucléaire iranien. En 2011, Obama avait publiquement évoqué la nécessité d'un retour aux frontières de 1967 comme base de négociations, provoquant alors une vive réaction de Netanyahou. Plus récemment, Obama a multiplié les interventions sur la scène internationale, critiquant implicitement la politique de Netanyahou envers les Palestiniens. Lors d'un discours prononcé à Chicago, Obama aurait laissé entendre que la position israélienne risquait de faire du peuple juif un « occupant étranger » aux yeux de la communauté internationale. C'est précisément cette formulation que Netanyahou a rejetée avec force.
La déclaration du Premier ministre israélien s'appuie sur une argumentation historique et religieuse. Pour Netanyahou, le peuple juif entretient un lien ininterrompu avec la terre d'Israël depuis plus de trois millénaires, comme en témoignent les textes bibliques et les découvertes archéologiques. Il a rappelé que Jérusalem est la capitale éternelle d'Israël et que la présence juive sur ces terres précède de loin toute occupation étrangère. Cette position n'est pas nouvelle : Netanyahou l'a défendue à maintes reprises devant l'Assemblée générale des Nations unies et dans ses entretiens avec des dirigeants étrangers.
La réponse de Netanyahou a été diffusée sous forme de communiqué officiel par son cabinet. Le texte précise que « le peuple juif n'est pas venu en conquérant sur une terre étrangère, mais est retourné sur la terre de ses ancêtres ». Le communiqué ajoute que toute tentative de qualifier la souveraineté israélienne d'illégitime est une « distorsion historique ».
**Analyse**
Cette déclaration intervient dans un contexte où les relations entre Israël et l'administration américaine actuelle sont plus apaisées, mais les échos des années Obama continuent d'influencer le débat public. En répondant directement à Obama, Netanyahou cherche à consolider sa base politique intérieure, à l'approche d'une période électorale sensible. Il rappelle également à la communauté internationale que la question du statut de la terre d'Israël est pour lui non négociable. L'analyse des observateurs suggère que cette sortie vise à contrer les initiatives diplomatiques qui pourraient remettre en cause la légitimité de la colonisation israélienne en Cisjordanie.
Sur le plan diplomatique, l'impact de cette réponse pourrait être limité dans l'immédiat, car Obama n'occupe plus de fonction officielle. Cependant, l'ancien président conserve une influence certaine au sein du Parti démocrate américain et sur l'opinion publique internationale. En se posant en gardien de l'histoire juive, Netanyahou espère probablement prévenir toute résurgence des pressions internationales en faveur d'une solution à deux États qui inclurait des concessions territoriales importantes.
Certains experts estiment que cette rhétorique risque toutefois d'envenimer davantage le dialogue avec les Palestiniens et de compliquer les efforts de paix. L'utilisation du terme « occupant étranger » par Obama, même cité indirectement, a ravivé les craintes israéliennes d'un isolement croissant sur la scène internationale. Netanyahou, en rejetant cette étiquette avec autant de vigueur, cherche à verrouiller le récit national et à dissiper toute ambiguïté sur la position israélienne.
**Fontes**
Cette information a été recueillie auprès du bureau du Premier ministre israélien, qui a diffusé un communiqué officiel ce jeudi. Les déclarations antérieures de Barack Obama sont issues des archives publiques de la Maison-Blanche et de discours rapportés par des médias internationaux comme Reuters et l'Associated Press. Le contexte historique des relations entre Netanyahou et Obama a été documenté par des analystes politiques cités par le Jerusalem Post et le Haaretz.
Por Renan Filho · 2026-10-17