**Lead**
La quatrième journée de la phase de groupes de l’UEFA Europa League a livré son lot de surprises et de confirmations jeudi soir. Si le Stade Rennais a su arracher une victoire précieuse sur la pelouse du Panathinaïkos (1-0) grâce à un but tardif d’Amine Gouiri, l’Olympique de Marseille a subi une humiliation retentissante au Vélodrome face à l’Atalanta Bergame (3-1), tandis que l’Olympique Lyonnais a vu ses espoirs de qualification s’éloigner après un match nul inquiétant contre le Slavia Prague (2-2). Le multiplex a mis en lumière les forces et les faiblesses des représentants tricolores, avec un homme en vue : le milieu de terrain rennais Désiré Doué, auteur d’une prestation étincelante, et l’éternel débat autour des choix tactiques des entraîneurs français en Coupe d’Europe.
**Contexto**
La soirée européenne était cruciale pour les trois clubs français engagés en Ligue Europa, chacun abordant ce rendez-vous avec des objectifs distincts. Le Stade Rennais, leader de son groupe avant la rencontre, se déplaçait en Grèce pour y défier le Panathinaïkos, une équipe réputée pour sa rigueur défensive et l’ambiance bouillante de son stade Apostolos Nikolaidis. Les Rouge et Noir avaient besoin d’un résultat pour conforter leur première place et se rapprocher des huitièmes de finale directs. De l’autre côté, l’Olympique de Marseille, déjà sous pression après une série de résultats en dents de scie en championnat, accueillait l’Atalanta Bergame, une formation italienne connue pour son jeu offensif et sa capacité à punir les moindres erreurs. Enfin, l’Olympique Lyonnais, en pleine reconstruction, se déplaçait à Prague pour tenter de relancer une campagne européenne jusque-là décevante, avec un seul succès en trois matchs.
Le Panathinaïkos, de son côté, cherchait à créer l’exploit après un début de phase de groupes en demi-teinte. L’équipe grecque, entraînée par Ivan Jovanović, mise sur une défense de fer et des contre-attaques rapides. Le match s’annonçait serré, avec une équipe rennaise qui peinait à trouver son rythme en déplacement cette saison. Quant à l’OM, la confrontation avec l’Atalanta représentait un test grandeur nature pour évaluer le niveau réel du club phocéen face à une formation européenne aguerrie, finaliste de la compétition en 2022. La pression était maximale sur les épaules de l’entraîneur marseillais, dont l’avenir était déjà évoqué dans les médias avant même le coup d’envoi.
**Analise**
Ce multiplex a mis en évidence un constat alarmant pour le football français : l’incapacité chronique des clubs à gérer la pression européenne, à l’exception notable du Stade Rennais. La performance de l’OM est la plus préoccupante. Au Vélodrome, les hommes de Gennaro Gattuso (confirmé en poste malgré les rumeurs) ont montré un visage totalement désorganisé. L’Atalanta a ouvert le score dès la 9e minute par l’intermédiaire de Gianluca Scamacca, avant que Matteo Ruggeri et Ademola Lookman n’aggravent la marque. Le but marseillais inscrit par Geoffrey Kondogbia en seconde période n’a été qu’une maigre consolation. L’OM a encaissé trois buts à domicile, un scénario cauchemardesque qui compromet sérieusement ses chances de qualification. Le manque de créativité au milieu de terrain et les erreurs individuelles en défense ont été criants. Le Vélodrome, pourtant un atout, a cette fois été un fardeau, la pression du public se transformant en bronca.
En revanche, le Stade Rennais a démontré une maturité européenne rare. Face au piège grec, les Bretons ont fait preuve de patience et de réalisme. Alors que le match semblait se diriger vers un 0-0 frustrant, Désiré Doué, entré en jeu en seconde période, a délivré une passe décisive parfaite pour Amine Gouiri, qui a crucifié le gardien adversaire d’une frappe croisée à la 82e minute. Ce but libérateur illustre la force mentale du groupe entraîné par Bruno Genesio, qui parvient à faire la différence dans les moments clés. Rennes est désormais en position idéale pour terminer en tête de son groupe, ce qui lui permettrait d’éviter les barrages et de se projeter directement vers les huitièmes. La performance de Doué, âgé de seulement 18 ans, confirme le talent brut qui émerge de la formation rennaise, et pose la question de son avenir dans les grands championnats européens.
L’Olympique Lyonnais, de son côté, a vécu une soirée en demi-teinte. Mené 2-0 à la pause face au Slavia Prague, les Lyonnais ont réussi à recoller au score grâce à des réalisations d’Alexandre Lacazette et de Rayan Cherki en seconde période. Ce point du match nul, acquis dans la douleur, est insuffisant pour les ambitions de l’OL. Le manque de cohésion défensive reste un problème majeur, et l’équipe de Fabio Grosso semble manquer d’un leader capable de gérer les temps faibles. Avec ce résultat, Lyon voit son avenir européen se compliquer sérieusement, et la pression s’accentue sur l’entraîneur italien, dont le discours ne parvient pas encore à redresser la barre.
**Fontes**
Les informations de cette analyse sont tirées des comptes-rendus officiels de l’UEFA Europa League, des statistiques diffusées par Opta et des conférences de presse d’après-match des entraîneurs Bruno Genesio (Stade Rennais) et Gennaro Gattuso (Olympique de Marseille), retransmises par les canaux officiels des clubs et les envoyés spéciaux de L’Équipe et de RMC Sport. Les données historiques de compétition sont issues de l’UEFA.
Por Renan Filho · 2026-10-15