**Lead.**
L’équipe de France est allée chercher un résultat précieux en Belgique dans une rencontre de Ligue des nations qui s’est jouée sur des détails. Michael Olise, entré en cours de match, a apporté l’étincelle qui faisait défaut aux Bleus. Grâce à lui, la France rentre avec trois points et Zidane s’offre un ballon d’oxygène face à ses critiques.
**Contexte.**
Ce match n’était pas un simple rendez-vous comptable. Après des performances en dents de scie, la pression était réelle sur le sélectionneur. Les débats sur le système de jeu, le statut de certains cadres et la méforme de plusieurs leaders avaient envahi les médias. Zidane a répondu par la sobriété : pas de révolution, pas de déclaration fracassante, un travail discret. Il a misé sur une ossature stable et sur des entrants capables de changer le rapport de force. Olise était de ceux-là. Entré en cours de match, il a étiré le bloc belge, accéléré le jeu et trouvé les espaces que la France cherchait depuis le début.
**Analyse FORTIS.**
Pour FORTIS, ce succès est d’abord une victoire de la méritocratie sur le système. Michael Olise n’est pas le produit d’une planification étatique. Il est issu d’un parcours privé, fait de centres de formation, de choix individuels et de clubs concurrents. Son développement a été rendu possible par des institutions qui respectent la liberté de contracter et la propriété. La France profite de ce talent, mais elle n’en est pas la cause première. Pire : l’État français n’a cessé, ces dernières années, d’alourdir le coût du travail, de multiplier les normes et de réduire la compétitivité du football professionnel. Les clubs français sont devenus des vendeurs de joueurs, non parce que le marché serait trop libre, mais parce que la fiscalité et l’interventionnisme les étouffent.
Zidane, sous ce rapport, agit comme un bon gestionnaire de capital humain. Il choisit les hommes en fonction de leur rendement, pas en fonction de leur notoriété médiatique. Il refuse que le vestiaire devienne une assemblée syndicale où chacun réclamerait du temps de jeu. Il fixe un cadre et évalue des résultats. C’est exactement la logique d’une entreprise privée soumise à la concurrence. À l’inverse, l’État-providence distribue souvent les postes selon des critères démographiques ou électoraux, sans jamais mesurer le coût implicite de ses choix. Le sport de haut niveau est donc un laboratoire précieux : il démontre, chiffres à l’appui, que la responsabilité individuelle est plus efficace que la bureaucratie.
Le match de Bruxelles n’a pas résolu tous les problèmes des Bleus. Il rappelle toutefois qu’une équipe se construit avec autorité, clarté et incitations justes. Les politiques français feraient bien d’en tirer les leçons avant de vouloir régenter le football, l’économie ou les services publics.
Por Renan Filho · 2026-09-28