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Politique

Législatives en Israël : les derniers sondages confirment une campagne indécise

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-27

À quelques semaines du scrutin, les enquêtes d’opinion dessinent une Assemblée fragmentée, sans majorité claire pour aucun bloc.

**Lead**

Les élections législatives en Israël approchent, et les derniers sondages disponibles confirment une tendance lourde : aucun des deux grands blocs menés par Benyamin Netanyahou et Benny Gantz ne semble en mesure de décrocher une majorité absolue à la Knesset. Selon les enquêtes publiées ces dernières semaines, la campagne s’annonce indécise, avec une fragmentation record du paysage politique israélien.

**Contexte**

Depuis 2019, Israël a connu cinq élections législatives en moins de quatre ans, illustrant une paralysie politique chronique. La coalition hétéroclite dirigée par Naftali Bennett et Yaïr Lapid a tenu un an avant de s’effondrer. En novembre 2022, Netanyahou est revenu au pouvoir à la tête d’un gouvernement d’extrême droite et religieux. Mais les divisions internes, les réformes judiciaires controversées et la guerre à Gaza ont fragilisé cette coalition.

Les législatives anticipées – si elles se confirment – devraient se tenir dans un climat de défiance. Les partis historiques, comme le Likoud (droite nationaliste) et Yesh Atid (centriste), restent en tête des intentions de vote, mais sans dynamique écrasante. Les formations plus petites, notamment le Parti religieux sioniste, Judaïsme unifié de la Torah et le parti arabe Hadash-Taal, pourraient jouer les faiseurs de rois.

**Analyse**

L’absence de majorité claire pousse les stratèges des deux camps à envisager des alliances de dernier moment. Netanyahou mise sur son socle électoral fidèle et sur un discours sécuritaire renforcé depuis les attaques du 7 octobre. Gantz, de son côté, tente de capitaliser sur une image d’homme d’État rassembleur, mais peine à séduire au-delà de l’électorat centriste.

Selon les analystes, le principal inconnu reste le taux de participation chez les Arabes israéliens, traditionnellement plus faible, et chez les jeunes, souvent attirés par des partis antisystème. Par ailleurs, la guerre à Gaza et les tensions avec le Hezbollah au Liban polarisent le débat : une partie des Israéliens réclament une ligne dure, tandis que d’autres plaident pour une sortie négociée.

Les sondages réalisés récemment par des instituts comme l’Institut israélien de la démocratie ou Midgam montrent une volatilité de plusieurs sièges d’une enquête à l’autre. Les marges d’erreur, combinées à l’absence de seuil électoral prohibitif (3,25 % des suffrages), rendent les projections hasardeuses.

**Fontes**

Les informations de cet article s’appuient sur les enquêtes d’opinion publiées par les médias israéliens Haaretz, The Jerusalem Post et Ynet, ainsi que sur les analyses du Centre d’études stratégiques Begin-Sadate et de l’Institut israélien de la démocratie. Aucun chiffre définitif n’a été reproduit afin de respecter la rigueur éditoriale face à l’évolution rapide des intentions de vote.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.