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Internacional

Colère sociale : Laurent Nuñez conteste que des forces de l'ordre aient protégé l'ultradroite en marge des manifestations

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-26

Le préfet de police de Paris rejette les accusations selon lesquelles ses agents auraient laissé faire des militants d'extrême droite lors des récentes manifestations contre la réforme des retraites. Il affirme que les forces de l'ordre ont agi de manière impartiale.

**Lead**

Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a fermement contesté jeudi les accusations selon lesquelles des forces de l'ordre auraient protégé des militants d'ultradroite lors des manifestations de ces dernières semaines. Interrogé par plusieurs médias, il a qualifié ces allégations de « totalement infondées » et a assuré que les policiers et gendarmes mobilisés avaient appliqué les mêmes règles face à tous les groupes présents. La polémique intervient dans un climat social déjà tendu, marqué par la colère contre la réforme des retraites et l’apparition de violences en marge des cortèges.

**Contexto**

Depuis le début de la contestation sociale, des vidéos et des témoignages ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant des individus identifiés comme membres de l’ultradroite participant aux manifestations ou se tenant à proximité. Plusieurs élus de gauche et associations antiracistes ont accusé la police de ne pas intervenir contre ces groupes, voire de les avoir « protégés » en les isolant des contre-manifestants ou en les laissant circuler librement. Des images diffusées par des médias indépendants ont notamment montré des hommes casqués et portant des insignes d’extrême droite déambulant sans être inquiétés dans certaines zones. En réaction, le député insoumis Alexis Corbière a demandé une enquête parlementaire, tandis que la Ligue des droits de l’homme a saisi le Défenseur des droits.

Laurent Nuñez, nommé préfet de police en juillet 2022, a répondu point par point lors d’un point presse. Il a assuré que les forces de l’ordre avaient procédé à des interpellations des deux côtés – aussi bien parmi les « black blocs » que parmi les groupes d’extrême droite. Il a fourni des chiffres : selon lui, « une quarantaine de personnes liées à l’ultradroite ont été placées en garde à vue depuis le début du mouvement ». Il a également rappelé que la préfecture avait interdit, le 1er mai, un rassemblement d’extrême droite place de l’Opéra. « Il n’y a aucun traitement de faveur », a-t-il insisté.

Le préfet a toutefois reconnu que « des difficultés d’identification et de coordination » existent sur le terrain, notamment lorsque plusieurs groupes se mêlent aux cortèges. Il a renvoyé à la nécessité de renforcer les effectifs spécialisés dans la surveillance des mouvances radicales. Mais il a catégoriquement nié toute consigne de « protection » ou de « non-intervention ».

**Analise**

La controverse s’inscrit dans un débat plus large sur l’équilibre des forces de l’ordre et les accusations de partialité politique. Pour une partie de l’opinion, le pouvoir exécutif est perçu comme plus complaisant envers l’extrême droite, notamment depuis l’éviction de plusieurs préfets jugés trop « à gauche » et l’arrivée de figures comme Laurent Nuñez, ancien directeur de la DGSI. Les détracteurs du gouvernement y voient une tentative de criminaliser les mouvances antifascistes tout en ménageant les groupes d’ultradroite. À l’inverse, les soutiens du préfet estiment que ces accusations relèvent d’une instrumentalisation politique destinée à déstabiliser les forces de l’ordre.

Cette affaire pourrait avoir des conséquences sur la confiance dans l’institution policière. Plusieurs syndicats de police se sont d’ailleurs dits « heurtés » par les accusations, qui selon eux mettent en danger l’image de leur profession. Dans un contexte social où la légitimité de la police est régulièrement remise en question, des polémiques répétées risquent d’alimenter un sentiment de défiance. Par ailleurs, la question de l’infiltration de l’ultradroite dans les manifestations reste préoccupante : les services de renseignement ont régulièrement alerté sur la montée de groupuscules violents, capables de prendre le contrôle de certaines zones lors des cortèges.

**Fontes**

Les informations contenues dans cet article sont issues des déclarations publiques de Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, rapportées par les médias français suivants : Le Monde, France Info, BFMTV, et Libération. Des précisions contextuelles proviennent également des communiqués de la Ligue des droits de l’homme et des questions orales posées à l’Assemblée nationale.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.