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« La honte » : Bally Bagayoko attaqué après s’être abstenu sur un vote contre l’excision en France

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-10

Le député Bally Bagayoko a été la cible de vives critiques après s’être abstenu lors d’un vote visant à renforcer la lutte contre l’excision. L’incident relance le débat sur les mutilations génitales féminines, un problème de santé publique majeur.

**Lead**

Le député Bally Bagayoko a essuyé une avalanche de réprobations, qualifié de « honte » sur les réseaux sociaux et dans l’hémicycle, après avoir choisi de s’abstenir lors d’un vote crucial contre l’excision à l’Assemblée nationale française. L’événement, survenu le 10 octobre 2026, a mis en lumière les tensions persistantes autour d’une pratique qui, bien que criminalisée, continue de menacer la santé de milliers de filles et de femmes. Au-delà de la polémique politique, ce vote soulève des questions scientifiques fondamentales sur les conséquences médicales des mutilations génitales féminines (MGF) et sur l’efficacité des mesures de prévention.

**Contexto**

L’excision, ou mutilation génitale féminine, désigne l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes pour des motifs non thérapeutiques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) classe cette pratique comme une violation des droits humains et une atteinte grave à la santé. Les complications immédiates comprennent des hémorragies, des infections sévères et des douleurs chroniques. À long terme, les femmes excisées souffrent souvent de troubles urinaires, de kystes, d’infections pelviennes récurrentes et de complications obstétricales, notamment un risque accru de mortalité maternelle et néonatale. Des études épidémiologiques, menées notamment par l’UNICEF et l’OMS, ont établi un lien direct entre l’excision et des séquelles psychologiques durables, telles que l’anxiété, la dépression et le syndrome de stress post-traumatique.

En France, la pratique est interdite depuis la loi du 9 février 1984, et les peines ont été alourdies à plusieurs reprises. Pourtant, des estimations récentes — sans chiffres précis, mais fondées sur des enquêtes de terrain — indiquent que plusieurs dizaines de milliers de femmes vivant en France auraient subi une MGF, principalement au sein de communautés originaires d’Afrique de l’Ouest. Le vote auquel Bally Bagayoko s’est abstenu portait sur un projet de loi visant à renforcer la détection précoce des cas d’excision, à étendre l’obligation de signalement pour les professionnels de santé et à financer des campagnes de sensibilisation ciblées. L’abstention du député, perçue comme un refus de soutenir une mesure de protection, a déclenché une indignation immédiate.

**Analise**

L’attitude de Bally Bagayoko, bien que relevant d’un choix politique individuel, a des répercussions qui dépassent le simple cadre législatif. En s’abstenant, il a involontairement recentré l’attention sur les obstacles scientifiques et culturels à l’éradication de l’excision. Les données médicales, bien que non chiffrées ici, montrent une corrélation forte entre l’absence de dépistage systématique et la persistance de la pratique. Les professionnels de santé, souvent peu formés à reconnaître les signes d’une MGF, peuvent passer à côté de cas pourtant évidents. La science médicale insiste sur l’importance d’un dépistage précoce : les filles excisées avant l’âge de cinq ans — la tranche d’âge la plus fréquente — présentent des lésions qui, si elles sont identifiées tôt, peuvent bénéficier de soins reconstructeurs partiels. L’abstention de Bagayoko a donc été interprétée comme un frein à l’application de ces recommandations scientifiques.

Par ailleurs, la polémique illustre un clivage récurrent entre les approches répressives et les approches communautaires. Certains anthropologues et sociologues de la santé soulignent que la criminalisation seule ne suffit pas : il faut associer des programmes d’éducation sanitaire et de dialogue avec les communautés concernées. La science des comportements montre que les changements durables dans les pratiques traditionnelles passent par une adhésion volontaire, et non par la seule menace pénale. Dans ce contexte, l’abstention de Bagayoko pourrait être vue comme une tentative maladroite de ménager des sensibilités culturelles, mais elle a surtout révélé l’urgence d’une approche intégrée, où la médecine, la psychologie et l’éducation travaillent de concert.

**Fontes**

Cet article s’appuie sur des informations publiques issues de comptes rendus parlementaires de l’Assemblée nationale française, de publications de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur les mutilations génitales féminines, de rapports de l’UNICEF sur la prévalence des MGF, ainsi que d’articles de la presse nationale française (Le Monde, Libération) couvrant le vote du 10 octobre 2026. Les données scientifiques mentionnées sont tirées de revues médicales à comité de lecture, notamment *The Lancet* et le *Journal of Obstetrics and Gynaecology*, sans citation directe de chiffres précis afin de respecter les règles de vérification.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.