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Internacional

Italie : les conducteurs trop lents sur la voie de gauche bientôt sanctionnés ?

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-11-05

Le gouvernement italien étudie un durcissement des sanctions contre les automobilistes qui roulent à une vitesse anormalement basse sur la voie de gauche des autoroutes, une mesure qui pourrait entrer en vigueur dans les prochains mois.

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L'Italie s'apprête à durcir sa législation routière. Selon des informations concordantes de la presse italienne, le ministère des Transports travaille sur un texte visant à verbaliser les automobilistes qui circulent trop lentement sur la voie de gauche des autoroutes. Cette pratique, qui provoque des embouteillages et accroît les risques d'accidents, serait désormais considérée comme une infraction spécifique, passible d'une amende et de points de permis. Si le projet est adopté, il viendrait renforcer les règles déjà en vigueur sur l'usage de la voie de gauche, réservée normalement au dépassement.

**Contexte**

Le code de la route italien dispose déjà que la voie de gauche est destinée uniquement aux manœuvres de dépassement. Les conducteurs sont tenus de regagner la voie de droite dès que possible après avoir doublé un véhicule. Cependant, dans les faits, de nombreux automobilistes occupent la voie de gauche de manière prolongée, parfois en roulant à une vitesse inférieure à la moyenne du trafic. Cette attitude est fréquemment dénoncée par les associations de sécurité routière et les usagers, qui y voient une source majeure de frustration et de comportements dangereux, comme les changements brusques de file ou les excès de vitesse.

La mesure envisagée par Rome ne sort pas de nulle part. Plusieurs pays européens, dont l'Allemagne et la France, ont déjà introduit des sanctions similaires. Outre-Rhin, rouler lentement sur la voie de gauche sans raison valable peut entraîner une amende de plusieurs dizaines d'euros. En France, l'article R412-11 du code de la route interdit de circuler sur la voie de gauche si la voie de droite est libre, sous peine d'une contravention de quatrième classe. L'Italie, qui enregistre l'un des taux de mortalité routière les plus élevés de l'Union européenne, cherche à s'aligner sur ces standards.

Selon les premières ébauches du texte, les agents pourraient verbaliser les conducteurs dont la vitesse est jugée anormalement basse par rapport au flux de circulation sur la voie de gauche, sans pour autant fixer un seuil précis. Le montant de l'amende et le nombre de points retirés n'ont pas encore été divulgués, mais les discussions en cours au sein des commissions parlementaires suggèrent une fourchette comprise entre 80 et 200 euros, avec un retrait de deux à trois points. Les motocyclistes et les conducteurs de véhicules légers seraient également concernés, tandis que les poids lourds, déjà soumis à des limitations de voie spécifiques, pourraient bénéficier d'exceptions.

**Analyse**

Cette initiative italienne s'inscrit dans un mouvement plus large de modernisation des règles de circulation en Europe. La multiplication des chantiers et des zones à vitesse réduite avait déjà conduit à des ajustements, mais c'est la première fois que le comportement des « traînards » de la voie de gauche est ciblé aussi frontalement. Pour les experts en sécurité routière, cette mesure est doublement bénéfique : elle fluidifie le trafic en décourageant les occupations inutiles de la voie rapide, et elle réduit le stress au volant, facteur reconnu d'accidents. En outre, elle pourrait diminuer les écarts de vitesse entre véhicules, souvent à l'origine de collisions graves.

Cependant, des critiques se font entendre. Certains estiment que la rédaction du texte reste trop vague, laissant une large marge d'appréciation aux forces de l'ordre. Qu'est-ce qu'une vitesse « anormalement basse » ? La notion pourrait varier selon les conditions météorologiques, l'état de la route ou la densité du trafic. Des associations d'automobilistes redoutent des verbalisations arbitraires et appellent à un encadrement plus strict de la mesure. D'autres soulignent que le problème principal sur les autoroutes italiennes reste l'excès de vitesse, qui cause bien plus de morts que les ralentissements. La polémique promet d'être vive lors des débats parlementaires.

**Fontes**

Les informations contenues dans cet article sont issues de reportages publiés par les principaux médias italiens, notamment La Repubblica, Corriere della Sera et Il Sole 24 Ore, ainsi que de sources officielles du ministère italien des Transports. Des consultations d'experts en sécurité routière et des comparaisons avec les législations allemande et française ont également été utilisées.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.