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Internacional

Guatemala : l’armée rejette toute responsabilité dans la mort de civils, dont une fillette

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-09-28

L’institution militaire guatémaltèque a formellement nié toute implication dans la mort de plusieurs civils, parmi lesquels une fillette, survenue lors d’une opération controversée. Les organisations de défense des droits humains réclament une enquête indépendante.

**Lead**

Les autorités militaires du Guatemala ont catégoriquement nié, ce lundi, toute responsabilité dans la mort de plusieurs civils, dont une fillette prénommée Franca, survenue dimanche dans une communauté rurale du département de l’Alta Verapaz. L’armée affirme que ses unités n’étaient pas présentes sur les lieux au moment des faits, tandis que des témoins et des organisations locales accusent des soldats d’avoir ouvert le feu sur un groupe de paysans.

**Contexte**

Selon des informations recueillies par des médias locaux, les faits se sont déroulés en fin de journée, près de la localité de Cobán, une région marquée par des tensions foncières et la présence de groupes armés. Les victimes, toutes membres d’une même famille, auraient été prises pour cible lors d’une patrouille militaire informelle. Le ministère de la Défense a publié un communiqué dans lequel il « dément fermement toute implication directe ou indirecte de personnel en uniforme » et évoque la possibilité d’un règlement de comptes entre groupes criminels rivaux.

La fillette, âgée d’environ huit ans, a été transportée d’urgence dans un hôpital de la capitale, Guatemala Ciudad, où son décès a été constaté. Les autres victimes, deux hommes et une femme, avaient succombé sur place. L’armée, qui a dépêché une commission d’inspection, assure collaborer avec le ministère public et l’Institut national des sciences forensiques pour établir les circonstances exactes de la tragédie.

Ce drame survient dans un climat de défiance croissante envers les forces de sécurité guatémaltèques. Depuis plusieurs années, des rapports d’organisations internationales, dont la Commission interaméricaine des droits de l’homme, documentent des cas d’usage excessif de la force lors d’opérations militaires, notamment dans les zones rurales où l’extraction minière et les conflits agraires alimentent les violences.

**Analyse**

La position de l’armée guatémaltèque intervient dans un contexte politique sensible. Le président en exercice, Bernardo Arévalo, élu sur un programme de lutte contre la corruption, doit composer avec un appareil militaire traditionnellement puissant et souvent accusé d’impunité. Toute nouvelle affaire de ce type risque de fragiliser sa gouvernance et d’attiser les tensions entre le pouvoir exécutif et les institutions de sécurité.

Les organisations de défense des droits humains, telles que la Fundación Myrna Mack et le Centre d’action juridique pour les droits humains, exigent une enquête indépendante et la suspension des patrouilles militaires dans les régions à fort contentieux social. Elles soulignent que le refus de l’armée de reconnaître sa présence sur les lieux contredit les témoignages recueillis et les examens balistiques préliminaires effectués par des experts privés.

Au-delà du cas particulier, cet événement illustre la persistance d’une culture de violence institutionnelle au Guatemala, où les civils paient le prix fort dans des affrontements souvent liés à l’accaparement des terres, au narcotrafic ou à l’exploitation illégale des ressources naturelles. La communauté internationale, par la voix de l’Union européenne et des États-Unis, a exprimé sa préoccupation et appelé à la transparence.

**Fontes**

Ce article se base sur les informations diffusées par les médias guatémaltèques Prensa Libre et El Periódico, les communiqués officiels du ministère de la Défense du Guatemala, ainsi que les déclarations de la Fundación Myrna Mack et du Procurador de los Derechos Humanos (ombudsman national). Les données contextuelles proviennent de rapports publics de la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.