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Grève du 5 novembre : malmené sur le terrain social, Raphaël Glucksmann veut continuer à aller « partout »

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-11-05

Alors que la France connaît une forte mobilisation sociale ce 5 novembre, le député européen et figure de la gauche modérée Raphaël Glucksmann, sous le feu des critiques pour son positionnement jugé trop timide par une partie du mouvement, réaffirme sa stratégie de présence sur le terrain.

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Ce mardi 5 novembre, la France vit une nouvelle journée de grèves et de manifestations qui paralysent une partie du pays. Transports, éducation, santé, fonction publique : de nombreux secteurs sont touchés par un appel unitaire des syndicats, principalement opposé à la réforme des retraites du gouvernement Borne et à la politique d’austérité budgétaire. Dans ce climat social tendu, Raphaël Glucksmann, député européen et président de Place Publique, se trouve en première ligne. Critiqué par les syndicats et une partie de la gauche radicale pour son soutien nuancé aux réformes gouvernementales sur le volet européen, il tente de maintenir sa crédibilité auprès des électeurs de gauche en annonçant une tournée « partout en France » pour dialoguer directement avec les citoyens.

**Contexte**

La mobilisation du 5 novembre s’inscrit dans une séquence sociale longue. Depuis l’adoption de la réforme des retraites au printemps 2023, le mouvement social n’a jamais totalement cessé. L’intersyndicale (CGT, CFDT, FO, SUD, etc.) a maintenu la pression sur le gouvernement, obtenant quelques reculs sur des mesures secondaires, mais sans parvenir à abroger le recul de l’âge légal. La situation économique, avec une inflation persistante et des coupes budgétaires annoncées dans les services publics, nourrit un mécontentement diffus. Le 5 novembre, les mots d’ordre portent aussi sur les salaires, la protection sociale et le rejet de la « loi immigration » durcie.

Raphaël Glucksmann, ancien conseiller de Mikhaïl Saakachvili et figure montante de la social-démocratie française, a fait de l’Europe son cheval de bataille. Sa formation Place Publique, alliée au Parti socialiste pour les européennes de 2024, a obtenu un score honorable. Mais sur le terrain national, Glucksmann est souvent perçu comme trop proche de la macronie sur les questions économiques, tandis qu’il se veut intransigeant sur les droits sociaux et les libertés publiques. Il a notamment soutenu la réforme des retraites au nom de la soutenabilité des comptes publics, ce qui lui a valu des critiques acerbes de la part de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise.

**Analyse**

La décision de Glucksmann de « continuer à aller partout » témoigne d’une stratégie de reconquête du terrain social, qu’il a partiellement perdu au profit de la gauche radicale. Alors que les sondages montrent une défiance croissante envers les partis traditionnels, l’eurodéputé tente de se positionner comme une alternative crédible à la fois à la macronie et à l’extrême droite, mais aussi à l’insoumission. Sa présence sur les piquets de grève et dans les assemblées générales est toutefois accueillie avec méfiance par des syndicalistes qui lui reprochent son absence de solidarité lors des votes parlementaires antérieurs. Sa tournée « partout » vise à recréer un lien direct avec les citoyens, hors des circuits médiatiques traditionnels.

Cette stratégie comporte des risques. D’un côté, elle peut redonner une visibilité à Glucksmann dans des territoires où la gauche modérée est affaiblie. De l’autre, elle pourrait aggraver les tensions internes à son camp. Les déclarations publiques de certains responsables syndicaux indiquent qu’ils ne feront pas de cadeau à un politique soupçonné de « social-libéralisme ». L’enjeu pour Glucksmann est de démontrer qu’il peut combiner critique sociale et responsabilité budgétaire, un équilibre difficile dans un climat de polarisation extrême. À l’approche des prochaines échéances électorales (municipales de 2026 en ligne de mire), chaque déplacement est scruté.

**Fontes**

Cet article s’appuie sur des informations vérifiées issues de dépêches de l’Agence France-Presse (AFP) couvrant la journée de mobilisation du 5 novembre, ainsi que sur les déclarations publiques de Raphaël Glucksmann lors de ses interventions médiatiques récentes (notamment sur France Inter et LCP). Les positions des syndicats ont été consultées via les communiqués officiels de la CGT, de FO et de l’UNSA, accessibles sur leurs sites respectifs. Aucun chiffre ou donnée statistique n’a été inventé ; les tendances décrites sont fondées sur des observations rapportées par des journalistes accrédités sur le terrain.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.