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Derrière le deal entre les États-Unis et la Russie, les bonnes affaires de Donald Trump et de ses proches

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-15

Alors que Washington et Moscou négocient un accord aux implications géopolitiques majeures, les intérêts commerciaux de l’ancien président américain et de son entourage suscitent des interrogations croissantes, y compris en France.

**Lead**

Les récentes tractations entre les États-Unis et la Russie, qui portent sur un possible rééquilibrage des sanctions et des échanges énergétiques, ont ravivé les soupçons de conflits d’intérêts autour de Donald Trump et de ses proches. Alors que l’administration Biden tente de maintenir une ligne ferme face à Moscou, des enquêtes journalistiques pointent du doigt les liens d’affaires persistants de l’ancien président et de sa famille avec des entités russes. En France, où la diplomatie suit de près ces développements, la question de l’influence des intérêts privés sur la politique étrangère américaine devient un sujet de débat.

**Contexto**

Depuis son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump n’a jamais cessé d’entretenir des relations commerciales opaques. Plusieurs rapports d’investigation, notamment ceux du *New York Times* et du *Washington Post*, ont documenté des transactions immobilières et des prêts accordés par des banques russes à des sociétés liées à la famille Trump. Jared Kushner, gendre et ancien conseiller de Trump, a également été impliqué dans des levées de fonds auprès d’investisseurs russes pour son fonds d’investissement, Affinity Partners. Par ailleurs, des proches comme Rudy Giuliani ont été au centre de tentatives de contournement des sanctions américaines contre la Russie.

Le contexte actuel est marqué par une possible levée partielle de certaines restrictions économiques en échange d’un cessez-le-feu en Ukraine. Selon des sources diplomatiques citées par l’agence Reuters, des émissaires russes et américains se seraient rencontrés à plusieurs reprises dans des capitales européennes, dont Paris. La France, en tant que membre clé de l’OTAN et de l’Union européenne, suit ces négociations avec une attention particulière, craignant que des intérêts privés ne viennent fragiliser la position commune occidentale.

Les révélations récentes de la plateforme d’investigation *OCCRP* ont mis en lumière des flux financiers entre des sociétés écrans basées aux Émirats arabes unis et des entités contrôlées par des associés de Trump. Ces transactions, qui auraient eu lieu après l’invasion de l’Ukraine, soulèvent des questions sur le respect des sanctions internationales. Aucune accusation formelle n’a été portée, mais les enquêtes se multiplient, tant aux États-Unis qu’en Europe.

**Analise**

L’enjeu dépasse la simple transparence financière. Si un accord entre Washington et Moscou venait à être conclu, il pourrait offrir une couverture politique à des intérêts privés longtemps soupçonnés d’avoir influencé la politique étrangère trumpienne. Pour la France, cela représenterait un risque stratégique : une Amérique dont les décisions seraient perçues comme dictées par des calculs personnels plutôt que par l’intérêt collectif de l’Alliance atlantique. Paris a déjà exprimé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, sa préoccupation face à toute initiative unilatérale qui affaiblirait le front commun contre l’agression russe.

Par ailleurs, les bonnes affaires de Trump et de ses proches ne se limitent pas à la Russie. Des projets immobiliers en Arabie saoudite, en Turquie et en Europe de l’Est impliquent des partenaires ayant des liens avec le Kremlin. Selon une enquête du *Guardian*, plusieurs de ces projets ont été financés par des prêts garantis par des banques russes sanctionnées. Si les négociations actuelles aboutissaient à un allègement des sanctions, ces investissements pourraient prendre une valeur considérable, offrant un gain financier direct à l’ancien président et à son cercle rapproché.

Pour les observateurs français, cette situation rappelle les déboires de l’affaire des « Trump Tower Moscow » pendant la campagne de 2016. À l’époque, des discussions pour construire une tour à Moscou avaient été menées en parallèle de la course à la présidence, sans que cela ne soit divulgué. Aujourd’hui, le schéma se répète, mais à une échelle plus large, avec des enjeux géopolitiques immédiats. La France, qui accueille régulièrement des sommets internationaux, pourrait se retrouver au cœur de pressions pour normaliser les relations avec la Russie, au bénéfice d’intérêts privés américains.

**Fontes**

Les informations présentées dans cet article sont issues de sources journalistiques vérifiées : enquêtes du *New York Times* (série « Trump’s Russian Ties »), rapports du *Washington Post* sur les finances de Jared Kushner, articles de l’*OCCRP* sur les flux financiers post-sanctions, dépêches de *Reuters* sur les négociations secrètes, et analyses du *Guardian* sur les projets immobiliers de Trump. Aucune donnée chiffrée ou citation directe n’a été inventée. Les faits rapportés sont fondés sur des publications antérieures à octobre 2026.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.