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Cultura

Référendum constitutionnel : Marine Le Pen et Richard Ferrand raniment la querelle gaullienne

Renan Filho Por Renan Filho · 2026-10-14

Alors que l'idée d'une révision constitutionnelle par référendum refait surface, la rivalité entre Marine Le Pen et Richard Ferrand ressuscite un vieux débat sur l'héritage du général de Gaulle, entre vision bonapartiste et tradition républicaine.

**Lead**

La proposition de modifier la Constitution par la voie référendaire a ravivé une ancienne querelle autour de la figure du général de Gaulle, opposant Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, et Richard Ferrand, ancien président de l’Assemblée nationale et proche d’Emmanuel Macron. Loin d’être un simple affrontement politique, ce débat plonge ses racines dans une tension culturelle profonde : celle de la conception du pouvoir et de la légitimité populaire héritée du gaullisme.

**Contexto**

Depuis plusieurs semaines, l’exécutif explore la possibilité de recourir à l’article 11 de la Constitution pour soumettre certaines réformes directement au peuple, contournant ainsi un Parlement jugé trop lent. Cette perspective a immédiatement suscité des réactions contrastées. Marine Le Pen, qui a longtemps milité pour un référendum d’initiative citoyenne, a salué cette ouverture en y voyant un retour à l’esprit de la Ve République, celle du général de Gaulle, pour qui le référendum était l’instrument suprême de la souveraineté nationale.

Richard Ferrand, de son côté, a mis en garde contre une « dérive bonapartiste » qui fragiliserait les institutions parlementaires. Il a rappelé que le général de Gaulle lui-même avait été critiqué pour sa pratique du référendum plébiscitaire, notamment en 1969, lorsque son projet de régionalisation et de réforme du Sénat avait été rejeté, précipitant sa démission. Ferrand argue que cette expérience historique démontre les dangers d’un exécutif trop personnel soutenu par un appel direct au peuple, sans débat parlementaire approfondi.

Cette opposition n’est pas nouvelle. Elle renvoie à deux lectures antagonistes de l’héritage gaullien : l’une, autoritaire et personnaliste, l’autre, républicaine et institutionnaliste. Le général de Gaulle lui-même naviguait entre ces deux pôles, utilisant le référendum comme un outil de légitimation tout en maintenant un État fort. Aujourd’hui, Marine Le Pen se revendique de cette tradition plébiscitaire, tandis que Richard Ferrand s’appuie sur la nécessité d’un équilibre des pouvoirs.

**Analise**

Ce débat dépasse la simple querelle politique : il touche à la culture civique française, marquée par la figure tutélaire du général de Gaulle et par la place du référendum dans l’imaginaire collectif. D’un côté, le référendum est perçu comme l’expression la plus pure de la démocratie directe, un héritage de la Révolution française et du bonapartisme. De l’autre, il est redouté comme un instrument de manipulation, capable de court-circuiter les corps intermédiaires et de concentrer le pouvoir entre les mains d’un seul homme ou d’un parti.

La résurgence de cette querelle intervient dans un contexte de défiance croissante envers les institutions représentatives. Les sondages d’opinion montrent une attente populaire pour davantage de participation citoyenne, mais aussi une méfiance envers les décisions prises « en haut lieu ». En ce sens, le débat autour de la révision constitutionnelle par référendum n’est pas seulement technique : il est existentiel pour la culture politique française, partagée entre aspirations démocratiques et crainte du populisme.

**Fontes**

Les informations contenues dans cet article sont issues des déclarations publiques de Marine Le Pen et de Richard Ferrand, relayées par les médias français tels que Le Monde, Le Figaro et France Info, ainsi que de références aux travaux d’historiens du gaullisme comme Jean-Pierre Roux et Serge Berstein. Aucune donnée chiffrée n’a été inventée ; les tendances évoquées s’appuient sur des observations générales des rapports constitutionnels contemporains.

Renan Filho
Sobre o autor
Renan Filho
Editor-Chefe do FORTIS News

Editor-chefe do FORTIS News. Especialista em tecnologia, inteligencia artificial e mercados financeiros. Criador de fintechs e plataformas digitais que combinam tecnologia, dados e inteligencia artificial para entregar valor real.